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PUBLICATIONS 

> "Comment créer de nouvelles villes ?", dans Cattacin S. et Gamba F., Villes et créativité, Ed° Seismo (à paraître)

Extrait : "Comprendre la ville, c’est comprendre sa praxis - entendue comme les activités menant à des transformations. C’est non seulement l’unique moyen de se distancier des idéologies qui sont les témoins des distances inparcourables entre les théories et les pratiques, mais c’est aussi une rigueur épistémologique qui explicite la production sociale de l’urbain dans le quotidien, les choix et les actions, brisant les chaines du pragmatisme conceptuel. Dès lors, l’urbanisme, comme discipline qui organise le développement urbain, structure cette praxis par le biais de processus et de spatialités".

> "Réapprendre à pratiquer la ville : comment participer à l'urbanité" et "Discussion de cloture avec Thierry Paquot", dans Actes de la 52ème école urbaine de l'ARAU, Bruxelles, 2022

Extraits : "Dans un film de 1989, Do the right things, Spike Lee arrive à nous magnifier la vie quotidienne du quartier de Brooklyn, qui n’était pas encore gentrifié et qui vivait toute l’intensité new-yorkaise, tout son symbolisme d’une ville qui a souvent représenté l’essence de l’urbanité. Certains extraits du film nous montrent la tension créée par ce que l’on appellerait aujourd’hui des îlots de chaleur. Ce qu’il nous dit surtout à travers ces plans, c’est que la citoyenneté traverse les temps entre la vie quotidienne et l’événement: c’est ce qui nous amène les potentialités d’action, les opportunités. Dans l’événement se noue une relation entre le temps et l’espace."

"On attend souvent que l’institution puisse tout gérer et doive répondre à nos demandes et nous garantisse un certain nombre de choses alors que la complexité est l’élément certainement le plus structurant des projets urbains aujourd’hui. J’aime faire référence à cet élément de "villes garanties", qui constituent une des grosses problématiques de l’urbain en nous obligeant à considérer cette évolution conceptuelle de l’habitant·e et son pendant d'un clientèlisme demandé".

>"Quand la démocratie suisse fait office de catalyseur", dans Construire plus vite la ville durable, Rêve de scènes urbaines (coordination). Edition Eyrolles, Paris, 2021

Extrait : "Il existe un triple mouvement – volontariste, revendicatif et démocratique – [qui a entraîné] une inflexion des politiques publiques vers la transition écologique . (...) Dès lors, les méthodologies [participativent] se diversifient, les thèmes se multiplient et des mécanismes participatifs viennent se juxtaposer à la démocratie directe et représentative. Si on peut regretter que la compréhension locale de ces processus démocratiques soit parfois concurrentielle en les opposant les uns aux autres, il semblerait néanmoins qu’ils soient davantage complémentaires et présentent des effets cumulatifs. La participation se dirige vers des publics qui n’ont parfois pas le droit de vote, propose aussi un partage de connaissances et donc une création mutuelle de savoirs qui pourrait ressembler à une montée en compétence collective, alors que la démocratie directe permet à des groupes organisés de pouvoir influer directement dans des processus que la démocratie représentative dynamise et pérennise".

>"Pour un centre ville tourné vers le futur", dans Causes communes, Genève, janvier 2021

> "Géographie de la vie politique en lien avec la fabrique urbaine : le risque de la saturation", dans Antonioli M, Drevon G, Gwiazdzinski L & Kauffman V, Saturations. Individus, collectifs, organisations et territoires à l'épreuve, Editions Elya, Paris 2020

 

Critique de Marie-Hélène Hermand Dans Questions de communication 2020/2 (n° 38), pages 682 à 685 : "Le géographe et politiste Matthias Lecoq s’emploie pour sa part à expliquer la combinaison de la saturation avec la vie politique (p. 61-73). Considérant l’espace urbain comme un symbole de pouvoir qui porte avant tout les marques de la planification et de la technocratie, il situe l’origine de la saturation dans la démultiplication des incitants à la participation citoyenne tels que les espaces digitaux, les ateliers créatifs et autres initiatives de gestion collective. Tour à tour usager, consommateur, habitant ou collaborateur, le citoyen devient un agent rationnel impliqué dans de nouvelles formes de gouvernement"

 

> "Le droit à la ville : un concept émancipateur ?", dans Metropolitiques, decembre 2019

Extrait : "En réaffirmant le pouvoir de la praxis dans l’établissement des rapports sociaux qui constituent la ville, Lefebvre propose de concevoir l’urbain comme un champ des possibles pour l’action et l’intelligence collectives. En d’autres termes, si la ville n’est pas seulement une morphologie bâtie mais aussi et surtout un ensemble de dynamiques sociales, la mise en valeur des possibilités de changement par l’action collective révèle les opportunités de transformation qui existent dans et par la ville".

> "L'exercice du droit à la ville", Editions Metisspresses, Genève, octobre 2018

Critique d'Helene Hatzfeld pour la revue Urbanisme n°412 Printemps 2019 "Nouvelles figures du droit à la ville" : "Préfacé par Joan Subirats, le livre met sous l’expression « droit à la ville » un ensemble de pratiques qui peuvent rendre les habitants acteurs-citoyens et ainsi transformer la perception, l’usage et la figure des espaces urbains. Il pourrait aussi bien s’intituler « Pour une citoyenneté urbaine ». Clairement argumenté, il est intéressant par les analyses d’exemples et les perspectives graduées qu’il ouvre." 

> "Fabrique urbaine et participation : pléonasme contemporain", dans Revue Collage, Swiss Federation of urban planning, April 2018


> “DSMY14 process”, dans Construir en colectivo. Manual de participación en arquitectura y urbanismo, Editions Pol.len,
Barcelona (2016)

 

> ”Le droit à la ville intelligente”, dans Causes communes, Genève, juin 2017


> “Donner la parole aux habitants”, dans Commune Suisse, n°5, mai 2016


> “Vices et vertus de la culture de la participation”, dans Revue Habitations, mars 2016

> ”Powers movement in the city”, dans STUDIO magazine (Milano), n°6, juin 2014

> “Mouvement depuis le bas : les espaces périurbains comme cadre d’opportunité”, International Urban Development Association, international seminar " A city for all made by all ! The future of social contract in the scattered city" (France, Vaux en Velin, 2012)